Prothèses dentaires : la transparence fait défaut

Plus d’un an après sa promulgation, la loi qui oblige les dentistes à informer leurs patients du prix d’achat et de la conformité des prothèses dentaires, n’est toujours pas appliquée ! Selon l’association UFC-Que Choisir, le gouvernement s’apprêterait à modifier le texte. Il deviendrait alors beaucoup moins avantageux pour les consommateurs. Vous pouvez vérifier plus de micro moteur portable sur matériel dentaire.

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Sans le savoir, vous avez peut-être dans la bouche une prothèse dentaire (couronnes, bridges…) en provenance de Chine, de Madagascar ou de Hongrie. En effet, sur les six millions de prothèses posées chaque année en France, deux millions seraient fabriquées à l’étranger. Réalisées de manière quasi-industrielle dans des laboratoires chinois ou d’Europe de l’Est, elles sont importées à des prix imbattables par les chirurgiens-dentistes, ou par les prothésistes eux-mêmes, dans le seul but d’accroître leur marge.

Ce texte avait l’intérêt d’imposer aux dentistes d’informer leurs patients sur le prix d’achat de la prothèse. Ce souci de transparence s’avérait d’autant plus opportun, que beaucoup de prothèses seraient importées de l’étranger pour faire baisser les coûts. Mais cette économie n’est pas forcément répercutée sur la facture du patient. Être transparent sur ce prix d’achat était donc une bonne solution pour apprécier la marge réalisée par le dentiste.

Le gouvernement précédent avait déjà tenté de rendre obligatoire la mention du coût de revient dans les devis des chirurgiens-dentistes. Mais le texte a été amendé. Résultat, depuis le 1er novembre, les chirurgiens-dentistes mentionnent non le coût de revient mais le prix d’achat, marge du praticien incluse. Dans un article paru le 25 octobre dernier, l’association de consommateurs fait même état d’un projet de modification de la loi “afin de remplacer la mention du “prix d’achat” par le “prix de vente” “.

Si le prothésiste auquel fait appel le chirurgien-dentiste sous-traite la réalisation de la prothèse, y compris s’il l’importe de l’étranger, il reste responsable de la conformité du produit fini. Un contrat passé avec son sous-traitant définit les conditions de fabrication de la prothèse (matériaux utilisés) et la nature des contrôles qui permettent de s’assurer de la fiabilité du sous-traitant.

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