Endocrinologie : impact des perturbateurs endocriniens sur l’émail dentaire

Au sein de nombreux objets de grande consommation tels que le plastique, ou dans les cosmétiques, on retrouve des perturbateurs endocriniens, qui peuvent altérer le fonctionnement normal du système hormonal, même à dose très faible. Actuellement soupçonnés d’augmenter ou d’aggraver certaines maladies telles que le cancer, le diabète, l’obésité, la fertilité ou encore les troubles de l’attention, il semblerait qu’ils soient aussi responsables de l’altération de l’émail dentaire. Les chirurgiens-dentistes le remarquent chaque jour : les pathologies de l’émail sont de plus en plus fréquentes. L’outil du dentiste est dispensable pour les dentistes, et le Micromoteur portable est le plus important.

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Ces derniers seraient même contenus dans certains dentifrices et augmenteraient les pathologies liées aux dents. Le mécanisme d’action reposerait sur une interférence avec le système hormonal (endocrinien) à dose d’exposition très faible. Les praticiens ont eux-mêmes constaté l’augmentation de la fréquence des pathologies dentaires. Le bisphénol A par exemple est contenu dans les composites, le mercure dans les amalgames. Appelée « MIH » pour hypominéralisation des molaires et des incisives, la pathologie de l’émail a été décrite pour la première fois en 2001. Elle est considérée comme une maladie émergente et concerne 15 à 18% des enfants de 6 à 9 ans. Elle s’observe via des taches opaques, blanchâtres à brunâtres, touchant sélectivement les premières molaires permanentes, et souvent les incisives permanentes.

La docteure Nathalie Ferrand, membre du Réseau – Environnement Santé (RES) et présidente de la commission eco-responsabilité du Syndicat des Femmes Chirurgiens-Dentistes (SFCD) l’explique : « Les perturbateurs endocriniens créent des pathologies dentaires, et des matériaux utilisés peuvent contenir des substances toxiques, comme le Bisphénol A (BPA) dans les composites ou le mercure dans les amalgames ».

Alors qu’elle était presque inexistante dans les années 80, l’hypominéralisation des molaires et des incisives, décrite pour la première fois en 2001, représente une pathologie qui touche désormais entre 15 et 18% des enfants de 6 à 9 ans. Bien que le BPA soit aujourd’hui interdit dans les biberons et les contenants alimentaires, elle reste cependant largement présente dans l’environnement quotidien.

Un bilan de santé bucco-dentaire pour les aînés de l’Ehpad

 

 

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