Au Maroc, faux dentistes mais vrais charlatans

Au Maroc, la blouse blanche ne fait pas le médecin: arracheurs de dents, pseudo “dentistes” et autres “professionnels” de la santé non formés soignent dans l’illégalité des populations souvent déshéritées, avec des conséquences parfois dramatiques. “Tout est question de savoir-faire. Le mien, je l’ai hérité de mon père”, s’enorgueillit Hamid, moustache fine et dents jaunies d’une épaisse couche de tartre. Quand vous avez besoin de comprendre en détail, vous pouvez chercher plus d’aéropolisseur dentaire sur matériel dentaire.

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L’homme brandit sa pince universelle au milieu du joyeux tumulte du souk dominical de Béni Yakhlef, une commune rurale à une trentaine de kilomètres de Casablanca. Sous un parasol en fin de vie, assis sur des tabourets en plastique frappés du logo d’une célèbre marque de soda, une dizaine de patients attendent patiemment leur tour. Hamid arrose son matériel d’eau de javel, place sa pince dans la bouche d’une femme en djellaba. Et d’un coup habile mais inattendu lui arrache un vieux chicot. Aspirateur numérique de poussière JT-26B,pouvez-vous me introduire?

La patiente grimace, crache son sang. Le fils et assistant de Hamid, dix ans, s’empresse de lui chercher du coton et de l’aspirine dans le coffre d’une antique berline allemande, qui sert à la famille de cabinet dentaire mobile. “Mon père faisait ce métier, mon fils est en train de l’apprendre, ce n’est pas facile”, enchaîne-t-il devant une petite caisse en bois remplie de plusieurs centaines de dents arrachées, gage de sa solide expérience acquise au fil des ans. “Grâce à Dieu, beaucoup de gens viennent chez nous. Nous soignons les gens pauvres. Dents noires causes

Le phénomène clandestin d’arrachage de dent reste marginal. Mais il est l’arbre qui cache la forêt: au Maroc, quelque 3.500 faux “dentistes” exercent illégalement le métier dans des cabinets, en ville comme à la campagne, selon des chiffres officiels. Ce sont principalement des “prothésistes dentaires qui s’improvisent dentistes”, plus rarement des “assistants qui ont appris sur le tas le b.a.-ba du métier ou des femmes de ménage qui ont travaillé dans des cabinets dentaires”, explique Lahcen Brighet, chirurgien-dentiste basé à Casablanca et consultant pour l’Ordre national des médecins dentistes.

Pour se défendre, les prothésistes brandissent comme argument leur “légitimité historique” et accusent les dentistes de vouloir “s’accaparer tout le gâteau”. Abdelfateh Benamr, prothésiste basé à la médina de Rabat, explique ainsi avoir “appris la profession auprès de son père” et débuté sa carrière en 1978 “avant l’ouverture de la première faculté de médecine dentaire (en 1981 à Casablanca, ndlr) et l’arrivée des dentistes”.

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